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La concurrence déloyale entre les organes et le manque de formation de certains journalistes, ont fini par entrainer des manquements aux principes d’éthique et de déontologie dans le secteur des médias, exposant souvent l’homme de la presse à des sanctions.

Et pour assurer désormais le respect du code de la déontologie, tout en aidant certains journalistes indélicats à se protéger contre les sanctions de l’instance de régulation ou des actions judiciaires, il vient d’être mis en place un organe d’autorégulation dénommé « l’Observatoire Guinéen d’Autorégulation des Médias », en abrégé (OGAM). En tant que socle de la Co-régulation, l’OGAM se fixe pour objectifs entre autres : de faire observer les règles de déontologie et de l’éthique dans les médias ; défendre la liberté de la presse ; veiller à la sécurité des professionnels de médias dans l’exercice de leur fonction ; aider à assurer l’équité de la couverture médiatique et la supervision des élections ; être un organe consultatif de la Haute Autorité de la Communication (HAC) sur les questions relatives à la presse guinéenne etc.

A peine installés, les membres de cette nouvelle instance d’autorégulation ont rencontré lundi, 13 juillet, les Commissaires de la HAC dans la salle de conférence de ladite Institution. Une rencontre qui se voulait un espace pour les membres de l’OGAM de se présenter aux commissaires de l’autorité de régulation, mais recevoir également de ceux-ci certaines pistes de réflexions.

Visiblement satisfaite de la naissance de cette nouvelle structure, la présidente de la HAC, Mme Martine Condé a confié que par manque de formation et de rigueur, certains journalistes ne sont pas conscients parfois de la gravité de ce qu’ils commettent comme dérapage. C’est pourquoi exhorte-t-elle, « étant désormais notre partenaire privilégié, vous devez nous prêter main forte surtout dans le domaine de la formation et de la sensibilisation des journalistes ». En insistant tout de même sur la dépolitisation de la profession, Mme Martine Condé estime que la liberté des médias implique une responsabilité sociale, qui doit s’exercer sans mépriser la société.

Déjà, pour le fonctionnement judicieux de l’OGAM, la présidente de la HAC promet désormais de mettre à contribution les membres de l’observatoire par rapport à l’examen de toutes les plaintes. Et c’est seulement quand il y a refus de respecter la sanction morale prises par l’organe d’autorégulation, que l’Instance de régulation est saisie pour la sanction réglementaire.

Même son de cloche au niveau des Commissaires Ousmane Camara et de N’fa Ousmane Camara qui ont également tous mis l’accent sur la nécessité de la vulgarisation des lois et de la formation.

En réponse, le président de l’OGAM, M. Gaoussou Diabi en journaliste expérimenté a d’abord tenu au nom de ses membres à remercier la présidente de la HAC pour son implication personnelle dans le cadre de l’obtention des documents légaux de cette Association professionnelle. Avant de s’engager aux côtés de la HAC pour la décontamination et la dépollution des médias guinéens. « Nous savons qu’il y a trop de dérives dans la profession de journaliste dans notre pays, mais on saura relever le défi ».

A rappeler que les approches d’une Instance d’autorégulation sont diversifiées en fonction des contextes. Outre des manières pédagogiques qui doivent être privilégiées, l’OGAM pourra également s’appuyer sur les dénonciations publiques et des approches disciplinaires.

YAMOUSSA TOURE

BUREAU DE PRESSE

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