DSC_0060L’ensemble de la presse guinéenne vit avec consternation la disparition mystérieuse du journaliste d’Espace TV, qui est porté disparu depuis le 23 juillet dernier.

Encadrés par les forces de l’ordre, les hommes de média, soutenus par la Société civile et quelques organisations de défense des droits de l’homme ont marché mercredi, 6 août de la mosquée sénégalaise au palais Sékhoutouréya en passant par la Haute Autorité de la Communication (HAC), le département des droits de l’Homme jusqu’au Ministère de la Communication. Il s’agissait d’exprimer leurs désarroi et inquiétudes suite à la disparition miraculeuse du journaliste reporter d’images du groupe Hadafo média, Chérif Diallo.

Vêtus pour la plupart de t-shirt blanc avec un brassard rouge, les marcheurs, arrivés à la HAC ont à travers leur porte-parole, Mme Moussa Yéro Bah expliqué les préoccupations de la corporation depuis la disparition le 23 juillet, de M. Chérif Diallo.

 »cette manifestation est une alerte, un SOS des hommes de médias, des organisations de défense des Droits de l’Homme, de la Société Civile auprès des autorités. Une démarche qui vise a incité les uns et les autres à mener une synergie d’actions autour de cette disparition, à fédérer les efforts afin que lumière soit faite » déclarait la porte parole.

Du côté de la HAC, la présidente, Mme Martine Condé a, au nom de l’Institution, exprimé sa compassion et sa solidarité à l’endroit du monde de la presse. « Cette situation est notre problème à tous. C’est pourquoi nous disons : ENSEMBLE, RETROUVONS CHERIF DIALLO ». L’oratrice qui souligne la vive préoccupation de son Institution face à cette disparition, promet de s’impliquer personnellement: « Comme d’habitude, je m’implique personnellement quand il s’agit d’une violence faite à un journaliste. Depuis que nous (membres de la HAC), avons appris la disparition à travers la radio de la disparition d’un journaliste , nous avons été très concernés et préoccupés de cette disparition. C’est ce qui a fait que la HAC a invité la direction d’Espace à la HAC pour un échange. C’est ainsi, que nous avons alerté toutes les autorités compétentes jusqu’à la présidence ».

« Et la HAC, précise-t-elle, en tant qu’Institution dont le rôle est de défendre les journalistes contre les abus, doit être saisie à chaque fois qu’un homme de médias à des problèmes ».

La présidente de la HAC qui avait rencontré, quelques jours au paravent, la direction d’Espace pour des échanges à propos de cette disparition, dit au nom de l’autorité de régulation être à pied d’œuvre pour que lumière soit faite sur cette affaire.

Pour sa part, le ministre des droits de l’homme et des libertés publiques Gasama Diaby a dit que : « ce qui se passe est très grave, la disparition d’un être humain. Cette gravité exige des services de sécurité et de justice une enquête rigoureuse et implacable pour que le disparu soit retrouvé et que lumière soit faite dans cette affaire ».

Le ministre Gasama a également attiré l’attention des journalistes sur cet état de fait en disant : « un journaliste qui vit un fait malheureux n’est pas nécessairement quelque chose qui soit liée à la liberté d’expression. Il ne faut pas tirer des conclusions ce qui est devenue une culture nationale. Il ne faut pas rajouter à la douleur, à la peine et la tristesse la confusion et les fantasmes ».

Bureau de presse HAC

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